La barre était placée très haut ce week-end : aller voir Django Unchained, en capter l'essence et vous proposer une critique de haute volée. On ne fait malheureusement pas toujours ce que l'on veut dans la vie, et des événements indépendants de ma volonté m'ont fait me pieuter à 8h samedi matin, réduisant à néant mes résolutions culturelles. Saloperies d'alcool et de musiques répétitives.
Je n'ai pas vu le film, passons. Mais ma volonté de vous en parler est intacte. C'est parti !
Django Unchained est un film réalisé par Quentin Tarantino. Le casting a l'air pas mal :
- Leonardo DiCaprio est beau gosse, les nanas aimeraient bien coucher avec lui ;
- Christopher Waltz a un accent allemand, je ne sais pas trop s'il plaît au meufs ;
- Jamie Foxx est noir, et c'est un beau mec ;
- Samuel L. Jackson est noir aussi.
Les acteurs principaux. A la réflexion, DiCaprio a pris cher, il ressemble de plus en plus à Don Johnson en veillissant.
Je crois que les frères Weinstein ont produit le fim (à moins que Tarantino ait changé de source de financement depuis son dernier film, le truc avec les nazis dans la forêt, le nom va me revenir). Le photographe est décédé quelques minutes après leur avoir tiré le portrait.
Tarantino aime bien changer de genre cinématographique à chaque film, et là, c'est un western. Le film se passe à peu près à l'époque de l'esclavage, quand les noirs ne rigolaient pas du tout : ils devaient bosser dans des champs de coton dans des conditions épouvantables.
On ne peut trouver qu'admirable que certains d'entre eux aient eu la force de chanter tout en se tuant la tâche : cela force le respect. Tout en nous rappelant les heures les plus sombres de notre Histoire.
Dans le film, je présume que quelques noirs du films ont des qualités humaines évidentes, tandis que certains blancs sont mal embouchés et totalement psychopathes.
L'influence de Sergio Leone pourrait bien être patente dans Django Unchained : la profondeur de champ, les costumes de cow-boys, l'omniprésence de la musique et la rouerie des méchants.
Le style Leone en une scène. Klaus Kinski passerait pour un type sympa en comparaison avec Sentenza (on voit qu'il manque une phalange à ce dernier à 3 mn 04).
J'imagine que le film est très bien, presqu'autant qu'Inglorious Basterds (c'est le nom du truc avec les nazis dans la forêt, cela me revient), j'en passe et des meilleures.
Il faut souligner également que la musique est probablement excellente. Je ne puis que vous conseiller de vous procurer la BO : vos amis vous considèreront pour un être exquis au goût très sûr (à moins que les morceaux choisis par Tarantino soient nuls, on ne sait jamais).
De nombreux gros mots émaillent le film, et Spike Lee a râlé en son temps pour dire qu'on ne pouvait pas dire "négro, négro, négro" à tout bout de champ sans raison valable de le faire. Sur ce point, je n'ai pas franchement d'avis et j'attends que le film sorte en DVD pour me faire mon opinion.
Je crois bien qu'à la fin, il y a un duel et que DiCaprio, Jackson et Waltz meurent. Pour Jamie Foxx, je ne sais pas trop.
Quentin Tarantino n'a pas fini de nous étonner, je pense.



